Critique de la mise en scène de La Maison des esprits de Michael Batz

Evening Standard, Londres

(Traduction en français)

Des images d'un souffle épique exubérant


Isabel Allende et Michael BatzLa dernière adaptation d'un roman que j'ai vu qui avait été scindée en deux parties était Nicholas Nickleby par la Royal Shakespeare Company. Bien qu'elle soit dépourvue du mélange unique, propre à Dickens, de comédie et de compassion, la merveilleuse pièce en deux parties d'lsabel Allende la Maison des esprits comporte le même élan narratif, la même énergie d'imagination et une galerie d'excentriques mémorables. Tout comme Dickens, Isabel Allende est devenue la conscience et le chroniqueur d'une nation.

Le récit possède à la fois une ampleur épique et des détails intimistes. Cette saga familiale de quatre générations offre une histoire sociale du Chili du XXème siècle, finissant avec l'assassinat de Salvador Allende, l'oncle de l'auteur. C'est un témoignage de la survie de l'esprit humain, des vertus féminines et de l'impact socialiste.

Isabel Allende possède une compréhension politique plus mature que Dickens (si Dickens a enduré la prison pour dettes. Elle a souffert de la torture sous Pinochet). Elle décrit particulièrement fortement la relation entre la tyrannie patriarcale, le fascisme et l'église catholique… alors que Nickleby finit avec un paternalisme bienveillant, la Maison des esprits épouse des idées de transformations radicales.

Isabel Allende et Michael BatzEt pointant, elle refuse une vision matérialiste de la vie. Clara, l'héroïne, douée de pouvoirs mystiques, télékinétiques et prophétiques, représente l'esprit transformateur de l'artiste. Nous sommes dans « un monde où la vérité matérielle des objets se mêle à la réalité tumultueuse des rêves ».

La mise en scène de Michael Batz, d'après une adaptation établie avec l'auteur, capte brillamment la vision du livre. La description de la présidence d'Allende et la perfidie américaine sont plus explicites que dans le roman, mais les autres changements sont négligeables. Le coup de maître a été de donner la narration aux morts (les esprits), en élargissant ainsi l'image centrale.

Le résultat est hautement visuel. Le décor délabré de Jamie Vartan (superbement éclairé par Ian Scott) donne l'impression de foisonner de vie, même quand il est vide. L'exubérance verbale du roman est brillamment transposée en musique et danse.

L'énergie et le dévouement de la distribution sont héroïques… et les nombreuses scènes de nu à la fois lyriques et poignantes. Certains acteurs sont eux-mêmes des réfugiés, et même si les ambitions internationalistes de la compagnie sont parfois menacées par des accents impénétrables, les performances des rôles principaux : Josephine Welcome, Alkis Kritikos, Carmen Gomez et Christina Clark, sont remarquables.

Bien qu'une compagnie de 15 acteurs ne puisse espérer recréer le souffle épique du Nickleby de la RSC, j'estime encore plus son accomplissement artistique. En seulement six semaines de répétitions, l'équipe a créé huit heures de théâtre épatant, à ne rater sous aucun prétexte.

Presse La Maison Aux Esprits

La Maison des esprits d'Isabel Allende

Isabel Allende et Michael Batz« Un spectacle absorbant… les souvenirs se transforment en faits, les caprices en obsessions et les visions en réalités… Il y a de merveilleux moments comiques… des chansons envoûtantes des Chilenos Violeta Parra et de l'assassiné Victor Jara magnifiquement interprétées… Essayez de voir les deux parties en une seule journée… Les personnages réapparaissent comme de vieux amis »

Financial Times

« La seule compagnie internationale de Grande-Bretagne, Yorick Theatre, a une transformation presque opératique… musique live, chansons, sons chiliens, cracheurs de feu, danseurs, apparitions magiques : la totale… un décor merveilleux presque surréaliste… Je me suis retrouvé captivé tout le temps par ce qui se passait… les esprits eux-mêmes - dès que quelqu'un meurt, ils ne disparaissent pas, ils sont là, sur scène, en faisant des commentaires sur l'action : de très fortes performances centrales… j'ai été passionné pendant toute la durée du spectacle… que j'ai beaucoup aimé ! Ça vaut le détour ! »

BBC

« C'est un roman comme des romans que plus personne n'écrit : dense d'intrigues et plein de personnages qui jouent pleinement leur vie sur quatre générations de conflits et de réconciliations. Un roman qu'il faut lire pour son savoir-faire brillant et sa narration d'une force dont on ne peut se soustraire. »

EI País

Isabel Allende et Michael Batz

Isabel Allende et Michael Batz« Le réalisme magique d'Isabel Allende est superbement rendue par la direction de Michael Batz qui ensorcelle à l'aide des ruses visuelle et de la sorcellerie musicale hypnotisant… une entreprise audacieuse… De la magie et du mystère pour quelques heures ! »

The Guardian

« Cette production capte brillamment la vision du livre…; hautement visuel… l'exubérance verbale du roman est brillamment traduite en musique et danse… les interprétations des rôles principaux d'une force rare… Huit heures de théâtre étonnantes, à ne manquer sous aucun prétexte ! »

Evening Standard

« Allez-y ! ! !… C'est étonnant… deux soirées romantiques d'un imaginaire vivant… une démonstration de comment réussir l'impossible… Michael Batz n'a reculé devant rien… des situations drôles superbes… de la passion, du danger et de l'excitation… ; essayez de voir les deux parties en une seule fois, c'est une véritable expérience. »

Midweek

Isabel Allende et Michael Batz« Il est rare de ressentir tout le pouvoir dont le théâtre est capable… c'est irrésistible… L'engagement de la distribution international et du personnel est écrasant. Josephine Welcome en Clara et Alkis Kritikos en son mari, Esteban, donnent des performances époustouflantes. Quant à Michael Batz - on ne peut que dire à une telle vision et un tel dévouement - continuez ! »

London Theatre Review

« …une journée de théâtre captivant… Des esprits errants, excellente musique sud-américaine, de la poésie lauréate du prix Nobel et des chansons révolutionnaires forment une mise en scène complète et effervescente, avec un décor qui s'avance dans l'auditorium, orné d'un art détaillé et inquiétant… cette production artistique et réfléchie. Ça vaut le coup d'aller voir ! »

Camden Journal

« Incroyable… huit heures de pure magie dramatique… cette production étonnante… c'est un spectacle bouleversant, avec sa riche imagerie de performance et son support musical capturant avec brio la passion, la politique et l'extravagance picturale d'un roman qu'auparavant j'aurais cru impossible à adapter au théâtre. »

Ian Herbert, Theatre Record, London

Isabel Allende et Michael Batz« Les cinéastes hollywoodiens sont actuellement aux prises avec l'énorme tâche de faire passer le roman épique d'Isabel Allende d'une page à l'écran - pour s'inspirer, ils n'ont pas besoin d'aller plus loin que le Shaw Theatre… L'importance de se souvenir est au cœur du roman et l'obsession de la nation assiégée par la mort et la disparition se traduisent magnifiquement, alors que les fantômes de ceux qui sont morts remplissent progressivement la scène… une pièce de théâtre impressionnante envoûtante et émouvante qui mérite d'être vue. »

Hampstead & Highgate Express

« Excellente adaptation… brillamment mis en scène… performances mémorables… l'excellente musique d'accompagnement de Victor Jara, Violeta Parra et d'autres est brillamment interprétée… Un événement des plus mémorables au théâtre… »

The Stage

Isabel Allende et Michael Batz« Le plus remarquable parmi les réalisateurs à succès à Londres est Michael Batz… avec une production extraordinaire et remarquable de huit heures »

Kölner Stadtanzeiger

« Bien plus que la réalisation d'un rêve après six ans de dur travail… Cette production comme le roman est un cri contre l'injustice et pour la lutte continue contre l'oppression »

La Nacion, Santiago de Chile

« Une œuvre extraordinaire… un jeu époustouflant par Joséphine Welcome… le souffle et la vision d'une pièce conçue à grande échelle, et interprétée par une distribution multinationale d'un soin et d'une délicatesse fascinants. »

The Guardian

Isabel Allende et Michael Batz

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